Close Menu
Tribune du Savoir
  • Au Cœur de l’École
  • Éducation 2.0
  • Emission
  • Enseigner Autrement
  • Focus École
  • Le Coin des Profs
  • Profs Inspirants
Facebook X (Twitter) Instagram
Facebook X (Twitter) Instagram
Tribune du SavoirTribune du Savoir
Subscribe
  • Au Cœur de l’École
  • Éducation 2.0
  • Emission
  • Enseigner Autrement
  • Focus École
  • Le Coin des Profs
  • Profs Inspirants
Tribune du Savoir
Accueil » La justice ne peut pas avoir deux visages Par Fodé Amar Soumah
Edito

La justice ne peut pas avoir deux visages Par Fodé Amar Soumah

LatribuneBy Latribunenovembre 5, 2025Aucun commentaire3 Mins Read
Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest WhatsApp Email

On nous dit aujourd’hui que la Guinée n’est plus dirigée par la Charte de la Transition, mais par la Constitution.

Très bien.

Mais si la Constitution est désormais la règle, alors elle doit s’appliquer à tous les Guinéens, sans exception.

Car on ne peut pas invoquer la Constitution pour légitimer une candidature, tout en l’ignorant quand il s’agit de libérer un citoyen injustement détenu.

Le cas d’Aliou Bah en est la preuve vivante.

Il est encore privé de liberté pour avoir exercé un droit garanti par cette même Constitution :

le droit à la liberté d’expression et d’opinion.

la Constitution guinéenne stipule que :

“Tout être humain a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, d’opinion et d’expression.”

L’article 9 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples que la Guinée a ratifiée ajoute :

“Tout individu a le droit de recevoir des informations.

Tout individu a le droit d’exprimer et de diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements.”

Ces textes sont clairs : nul ne doit être emprisonné pour ses idées, encore moins pour avoir critiqué le pouvoir.

Or, c’est bien ce qui est arrivé à Aliou Bah.

Et aujourd’hui, le président de la transition celui-là même sous qui il fut arrêté devient candidat à une élection qu’il organise.

La question n’est pas politique, elle est morale et juridique.

Un homme qui avait juré sur la Charte de la Transition de ne pas se présenter ne peut pas, quelques mois plus tard, s’appuyer sur la Constitution pour justifier sa candidature, tout en refusant à d’autres les droits que cette même Constitution garantit.

Si l’on considère que la Charte de la Transition n’est plus valable,

alors toutes les décisions prises sous son autorité doivent être réexaminées,

à commencer par les condamnations à caractère politique.

Et la première de ces injustices à corriger, c’est la libération d’Aliou Bah.

On ne peut pas dire : “Nous ne sommes plus dirigés par la Charte” pour se permettre d’être candidat,

et dans le même souffle, continuer à enfermer des citoyens selon les logiques de cette même Charte.

C’est une incohérence totale, une faute politique et une violation du droit.

Une justice qui protège le pouvoir et punit l’opinion n’est plus une justice c’est une arme.

Et une élection où l’on réduit au silence les voix critiques n’est pas un choix démocratique,

c’est une illusion de pluralisme.

Si Aliou Bah était libre aujourd’hui, il aurait pu, lui aussi, présenter sa candidature et débattre à armes égales.

Le priver de cette liberté, c’est fausser le jeu électoral dès le départ.

Il est temps de rappeler que la Charte africaine, la Constitution guinéenne, et les textes de la CEDEAO et de l’Union africaine exigent que toute élection soit fondée sur l’égalité, la liberté et la neutralité des institutions.

Or, rien de tout cela n’existe quand on garde les opposants en prison pour un président-candidat

La Guinée doit choisir :

entre la loi du plus fort et la force du droit.

Entre la peur de la vérité et le courage de la justice.

Et l’histoire retiendra ceux qui auront libéré la parole et la vérité, avant qu’il ne soit trop tard.

Fodé Amar Soumah

Chroniqueur. Il faut que la parole se libère.

Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
Previous ArticleLa Guinée triomphe au Festival International de Folklore en Égypte : un drapeau rentré “propre et brodé de gloire”
Next Article Présidentielle du 28 décembre : le candidat indépendant Ibrahima Sory Touré satisfait de sa visite médicale
Latribune

Related Posts

Affaire Bella Bah : quand le pardon d’un imam ne suffit pas à arrêter la justice

août 19, 2026

Déguerpissement : l’État face à ses propres citoyens; Par Madiba Kaba 

janvier 24, 2026

Les mots pour eux, les actes pour Djiba Diakité

novembre 12, 2025
Leave A Reply Cancel Reply

Recent Posts

  • *COMMUNIQUÉ OFFICIEL : Tribune du Savoir annonce sa Saison 2 et sa tournée à Kolia Sanamato*
  • INFO – Sénatoriales 2026 🇬🇳 La caution est désormais connue : 30 MILLIONS GNF par candidat. Détails et document officiel sur notre site 👇 #Guinee #Elections #MATD #TribuneDuSavoir
  • Sénatoriales en Guinée : la caution fixée à 30 millions GNF par candidat
  • TIKTOK INTERDIT EN CLASSE ? La solution de M. Baldé
  • Guinée : la DGE prolonge le dépôt des candidatures jusqu’au 27 octobre pour les régionales

Recent Comments

Aucun commentaire à afficher.

Archives

  • octobre 2026
  • septembre 2026
  • août 2026
  • juillet 2026
  • juin 2026
  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025

Categories

  • A la une
  • Actualités
  • Afrique
  • Artisanat
  • Au Cœur de l’École
  • Culture
  • Ecole
  • Economie
  • Edito
  • Éducation
  • Éducation 2.0
  • ENVIRONNEMENT
  • Hôtellerie
  • INNOVATION
  • Justices
  • Médias
  • Mines
  • Monde
  • Politique
  • PUBLI-REPORTAGE
  • Publireportages
  • Santé
  • Sécurités
  • Société
  • Sports
  • Tourisme
  • Transports
  • Tribunes
  • Uncategorized
© 2026 ThemeSphere. Designed by ThemeSphere.
  • Au Cœur de l’École
  • Éducation 2.0
  • Emission
  • Enseigner Autrement
  • Focus École
  • Le Coin des Profs
  • Profs Inspirants

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.